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Il se
préparait à une carrière dans la comptabilité, lorsqu'il
est "tombé en aéronautique", comme on tombe amoureux.
Nous aurions beaucoup manqué s'il avait poursuivi son premier
choix cet alsacien de Haguenau.
Engagé
dans l'ALAT il y a quelques décennies, il devient très
vite moniteur avion. Et quand il rejoint la patrouille
de voltige ALAT au milieu des années soixante, il est très vite le
champion de cette "équipe de France de voltige",
Coupes et Trophées sont raflées par cet audacieux pilote
dont la maîtrise et la précision du pilotage font un
concurrent redoutable dans les compétitions. En 1970
c'est la fin de l'équipe de voltige, les progrès
techniques de construction des avions de voltige
rendent le vieux 3/2 obsolète et le haut commandement ne
souhaite pas acquérir les "bêtes de course" nécessaire à
la poursuite de cette entreprise. Mais une dernière fois
Robert Paar ira en Angleterre, Grand parmi les Grands, se
frotter aux autres nations lors du championnat du monde.
Après
cette période glorieuse il deviendra alors pilote
d'hélicoptère puis moniteur. C'est ainsi que je l'ai
croisé durant quelques année sur les bords du Rhin à
Baden Baden, et je puis témoigner que ses succès passés
ne lui étaient pas montés à la tête. En 1975 il
décide de partir dans le civil. Pilote de ligne puis
pilote du Falcon de l'IGN, où il faut voler au
millimètre pour quadriller le terrain, il effectuera des
milliers d'heures de vol souvent très loin de sa
famille. Il finira donc par poser son pilote case en
Bretagne tout près du Golf du Morbihan.
C'est
Pierrot Lapeyre qui, avant de nous quitter, lança les démarche
pour qu'enfin ce passionné au 13 000 heures de vol,
obtienne cette médaille. C'est chose faite, nous étions
très nombreux pour en témoigner.
Ses amis
du Groupement Ouest sont très heureux de cette promotion
et lui adressent leurs plus vives félicitations. |